« Il y a un agriculteur chaque jour qui se donne la mort en France. Là, en 2019. » Dans « Au nom de la terre », Guillaume Canet joue le rôle d’un agriculteur à bout, qui ira jusqu’au suicide. C’est l’histoire du père du réalisateur, Edouard Bergeon. Il raconte.

L’agriculteur joué par Guillaume Canet, n’est autre que le père du réalisateur. Au coeur de la région Nouvelle-Aquitaine, la petite commune de Jazeneuil, où vivait Edouard Bergeon, lorsqu’il était enfant.

Le père d’Edouard Bergeon était éleveur de chevreaux, il y avait jusqu’à 7000 bêtes dans son exploitation. Seize heures de travail par jour, six jours par semaine, le père du réalisateur travaillait souvent à perte, dépendant toujours des cours du marché lorsqu’il vendait ses bêtes. Alors, certains mois, les parents d’Edouard Bergeon ne parvenaient qu’à un faible salaire, quand d’autres mois encore, ils n’avaient rien.

Un premier incendie en 1989 puis un second en 1997 frappent l’exploitation. Ces évènements achèvent de plonger le père d’Edouard Bergeon dans la dépression, jusqu’à son suicide, deux ans plus tard.

« Il n’y a pas de pays sans paysan » pour le réalisateur. Avec son prochain film « Au nom de la terre », Edouard Bergeon renoue avec son enfance. Lui qui, enfant, rêvait de reprendre l’exploitation de son père, il veut aujourd’hui rendre hommage à celle qui nous donne tout, la terre.